Pour résister au capitalisme faisons la sieste
Si vous aussi pensez que faire la sieste est un art – révolutionnaire et pacifique – qui permet de changer le monde je vous recommande ce livre

UN EXTRAIT DE « POUR RÉSISTER AU CAPITALISME : FAISONS LA SIESTE »
CÉLÉBRONS LA DÉFAITE
Buvons, nous avons perdu ! Deux cents ans que des gens formidables luttent contre le capitalisme. Deux cent ans qu’il perdure, s’étend, nous serre de plus en plus fort entre ses griffes. Contrairement à ce que croyait l’exilé barbu, le capitalisme ne meurt pas de ses contradictions : il s’en nourrit ; il ne s’affaiblit pas des critiques qu’on lui porte : il les récupère pour augmenter la productivité ; il ne s’inquiète pas des alternatives qui s’opposent à lui : il les transforme en nouvelles sources de profit. Faut-il pleurer ? Faut-il abandonner tout espoir et baisser définitivement la tête ? Non ! Célébrons la commune, le front populaire, mai 68 et mai 1981. Relevons la tête. Trinquons à la santé d’Olympe de Gouge, Pierre Joseph Proudhon, Rosa Luxembourg et Jean Jaurès. Soyons fiers. Fêtons nos combats perdus : ils sont plus nombreux que ceux gagnés et nous avons eu le courage de les mener. Célébrer la défaite, c’est affirmer que l’histoire ne doit pas être uniquement celle des vainqueurs. Nous sommes toujours le produit de nos luttes que nous les gagnions ou que nous les perdions. Les défaites sont l’histoire, elles sont notre histoire. Nous n’avons pas à en rougir. Au contraire, nous pouvons en être fier. Célébrer la défaite, c’est rappeler que le passé était pluriel, que le présent est toujours pluriel et que, tant qu’il y aura des gens pour lutter, le futur sera pluriel.
LA CITATION DE LA SEMAINE
L’histoire n’est pas faite pour rassurer l’homme, mais pour l’alerter. – Fred Vargas
L’APHORISME DU MOIS
Soudain le silence nous rend sourd à la solitude et nous aimons le bruit assourdissant de la vie à deux.- Frédérique Vianlatte, inédit.
LE TEXTE DU MOIS
LONESOME
Je suis un éclat de lune qui a perdu le soleil
Tu es parti est j’erre dans la nuit
Les souvenir de nous s’envolent au loin
J’ai perdu le meilleur de moi- même et crie sans bruit
Entends tu, toi aussi, le silence assourdissant de la perte ?
Frédérique Vinalatte, inédit (novembre 2025)
LE SITE EN UNE PHRASE SELON LES INTERNAUTES
“Un éloge de l’épicurisme et un manuel de désobéissance civil, en même temps! ». – Carol














