Pour résister au capitalisme faisons la sieste
Si vous aussi pensez que faire la sieste est un art – révolutionnaire et pacifique – qui permet de changer le monde je vous recommande ce livre

UN EXTRAIT DE « POUR RÉSISTER AU CAPITALISME : FAISONS LA SIESTE »
JOUONS SANS TARDER AU TAROT
La vie est née du hasard et de la nécessité. L’agonie que nous subissons dans cette société de marché est née de la cupidité et de la résignation. Pourtant, les cartes ne sont pas distribuées une fois pour toute. Apprenons à les battre et à les rebattre. Jouons aux cartes pour mesurer que, si la chance existe, le destin n’est jamais une fatalité.
Nous n’avons pas toutes les cartes en mains, mais nous en avons certaines. Nous n’avons pas tous les atouts dans notre jeu, mais nous pouvons les jouer à bon escient. Souvent, au tarot, quand tous les atouts sont tombés, le roi de pique doit s’incliner devant le deux de cœur. La puissance n’est rien, le moment est tout.
Jouer au tarot, c’est jouer. Passer un moment convivial avec des amis. Quitter l’obligation de productivité, mettre de côté ses soucis, retrouver, un instant, ce temps de l’enfance, cette joie de vivre qui, lentement, nous a quittée. Jouer, oui mais sans se dépenser, sans cette contrainte physique du sport qui libère parfois la tête, mais qui réclame santé et effort. Nul effort physique pour jouer au tarot, juste un effort de pensée. Or cet effort de pensée est déjà une victoire dans ce monde où tout est fait pour qu’on ne pense plus.
LA CITATION DE LA SEMAINE
Pas de chef d’œuvre dans la paresse. –Salvador Dali
L’APHORISME DU MOIS
Le chagrin est la plus forte des eaux de vie. – Frédérique Vianlatte, inédit.
LE TEXTE DU MOIS
SUPPLIQUE DE LA NONNE A SON NONCE ADORE
Bois et rebois
Le calice
Entre mes cuisses
Plonge et replonge
Ton clou
Dans mon crucifix
L’AVIS DES LECTEURS
Le livre de Frédérique « POUR RÉSISTER AU CAPITALISME : FAISONS LA SIESTE » a laissé une impression incroyable après sa lecture. Il vous fait réfléchir à des choses fondamentales telles que « est-ce que je vis ou est-ce que je ne fais qu’exister ? », « comment puis-je commencer à sortir du système dans lequel je suis esclave ? », « est-ce que je ressens vraiment mon corps, mon esprit et mes désirs ? »… L’auteur est parvenu à créer une oeuvre capable de toucher les facettes subtiles de notre esprit d’une manière stimulante, extravagante et émouvante. Les histoires que j’ai le plus aimées sont « GOÛTONS LE MAUVAIS GOÛT ». « MARCHONS SANS AVOIR PEUR DE NOUS PERDRE » et « ARRIVONS LE PLUS SOUVENT POSSIBLE EN RETARD ». Ces histoires, qui mêlent à la fois protestation et aliénation, cohésion et solitude, sont impressionnantes, saisissantes et donnent à réfléchir.
Daria
C’est un livre qui fait beaucoup sourire, un état des lieux de la société très pertinent à travers une poésie accessible. Je dirais que c’est un éloge de l’épicurisme et un manuel de désobéissance civil en même temps (une désobéissance civile plus privée que commun).
Carol














